L’IA plutôt que de recruter

Plus de la moitié (54 %) des organisations françaises sont optimistes quant à leurs performances en 2025. Cependant, les défis financiers tels que, l’inflation (42 %), les factures d’énergie élevées (38 %) et le coût élevé des biens/matériaux/services (31 %), menacent de faire vaciller cette tendance. En conséquence, 68 % des décideurs financiers français déclarent subir des niveaux de pression sans précédent alors qu’ils tentent de faire face aux incertitudes macroéconomiques.

Pour relever les défis de 2025 et au-delà, les organisations doivent s’assurer que leurs responsables financiers peuvent se concentrer sur les tâches et les décisions stratégiques. L’adoption de technologies comme l’IA est essentielle pour automatiser les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée. Par exemple, les équipes financières capables de se consacrer aux missions essentielles ont 90 % de chances en plus d’avoir une vision claire des finances de l’entreprise, comparé à celles encore accaparées par des tâches manuelles chronophages. Pourtant seules 22 % des responsables financiers français utilisent actuellement l’IA pour réduire ces contraintes.

Plutôt que de soutenir leurs talents financiers, les sociétés françaises perçoivent l’IA comme un substitut. Plus de la moitié (54 %) des responsables financiers affirment qu’il est plus facile d’utiliser l’IA que de motiver leurs collaborateurs, un chiffre qui grimpe à 74 % pour ceux qui utilisent largement l’IA. L’augmentation du coût du travail est un autre facteur clé : plus de la moitié (51 %) des organisations françaises déclarent que l’augmentation des cotisations sociales et du SMIC les incitent davantage à utiliser l’IA qu’à recruter. Dans cette logique, 51 % des responsables financiers s’attendent à mettre davantage l’accent sur les compétences en matière d’IA et de nouvelles technologies lors des futures embauches.

La surcharge numérique : un retour en arrière pour les équipes

L’une des erreurs potentielles des entreprises est d’ajouter l’IA à leurs piles technologiques sans stratégie claire. Convaincus par ses promesses d’efficacité et de productivité, certains décideurs financiers adoptent l’IA à la hâte, au risque d’entraîner plus de problèmes que de solutions. Ainsi, 42 % des répondants déclarent que la surcharge numérique les contraint à revenir à des méthodes traditionnelles comme les feuilles de calcul et les calculatrices. De plus, 45 % déclarent que leur société dispose d’un trop grand nombre d’outils et de logiciels différents, ce qui complique la gestion au quotidien.

D’autre part, une mauvaise mise en œuvre entraîne également une intégration défaillante, source de frustration et de perte de temps. En effet, plus des deux tiers (68 %) des répondants en font le constat. En moyenne, les collaborateurs passent en moyenne 135 heures par an à jongler entre des outils mal intégrés.

Trouver le bon équilibre entre technologie et capital humain

Pour maximiser les performances de leurs équipes financières, les entreprises doivent mieux équilibrer l’usage de la technologie et le rôle des collaborateurs qui l’utilisent. Il est encourageant de constater que 64 % des responsables financiers estiment que l’IA peut libérer les directeurs financiers et leurs équipes des tâches répétitives pour se concentrer sur des missions stratégiques et à plus haute valeur ajoutée. Cependant, pour tirer pleinement parti de l’IA, les organisations doivent déployer une stratégie réfléchie. Cela implique de définir des objectifs clairs, de mesurer les résultats et d’harmoniser son intégration aux systèmes déjà existants en s’appuyant sur des talents compétents.

Dans un contexte où les budgets sont sous pression, disposer d’une technologie efficace et bien intégrée offre aux entreprises la visibilité nécessaire pour optimiser la gestion de leurs finances. Cela leur permet ainsi de rester réactives face aux événements financiers clés, de mieux valoriser leur capital et de rationaliser leurs dépenses. Ainsi, 69 % des équipes financières affirment qu’une vue d’ensemble de tous les comptes, devises et portefeuilles en un seul endroit est essentielle pour assurer une visibilité totale. Toutefois, l’adoption technologique ne doit ni se faire au détriment de la prise de décision humaine, ni compliquer l’accès aux informations cruciales à cause d’une surcharge numérique.

Quand la stratégie rencontre l’imprévu

Dans votre parcours militaire, diriez-vous que vous avez eu de la chance ?

La chance, ce n’est pas juste une carte magique que l’on sort et qui change tout ! C’est le fait d’être là au bon moment, au bon endroit et de rencontrer les bonnes personnes. C’est une question d’adaptabilité. Je dirais que j’ai eu effectivement de la chance. Cela fait maintenant 15 ans que je suis en service et cet été, je vais être mutée pour une 4e affectation. J’ai de la chance aussi, grâce à l’armée, de suivre mon mari (lui-même militaire) et de pouvoir avoir une vie de famille. Quant à ma carrière, au départ, je me destinais à l’armée de l’air. J’ai été recalée aux oraux ! Quelques années plus tard, j’ai été invitée par une association à une présentation des métiers de l’armée. Je suis allée au CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées) : il y avait un poste correspondant à mon profil ! J’ai travaillé dans le domaine de la prévention des risques professionnels et environnementaux pendant plus de 7 ans, avant d’être mutée pour découvrir un nouveau domaine : l’entraînement militaire. Le général de mon unité m’a demandé de devenir son chef de cabinet. Une superbe opportunité et une expérience très enrichissante. Au bout de 2 ans, j’ai été affectée à Besançon en tant que chef de cabinet et 2 ans après, j’ai bénéficié d’une mutation interne pour occuper une fonction de planification et exercer mes compétences dans l’univers opérationnel de l’entraînement des unités. Un parcours donc très varié où j’ai pu saisir des opportunités, en provoquer d’autres… J’ai pu aussi partir en opérations à l’étranger et dernièrement, défiler sur les Champs-Elysées, lors du 14 juillet 2025. Rien n’est acquis dans l’armée mais si on travaille efficacement et que nos compétences sont reconnues, on a cette chance d’évoluer ».

Dans une opération, peut-on parler de chance quand on peut compter sur son équipe ?

La chance se construit sur la cohésion d’équipe. Frères d’armes, ce n’est pas un slogan interne, cela illustre une cohésion naturelle. A l’armée, on s’entraide, on vit ensemble, on apprend à connaître l’autre (subordonné ou égal). Je dirais aussi que nous développons des réflexes et des automatismes qui nous permettent de provoquer la chance.

Comment met-on concrètement toutes les chances de son côté avant une opération ?

En fonction des opérations, nous bénéficions d’une préparation adaptée. Les besoins ne sont pas les mêmes qu’il s’agisse de lutter contre des groupes armés terroristes ou de prendre part à une guerre de haute intensité. Nous participons à un entraînement militaire poussé : sport tous les jours si nécessaire, entraînement lié aussi à nos propres spécificités métiers (sapeurs, tireurs, équipes blindées…). Il y a aussi des niveaux d’entraînement qui varient selon la taille des équipes sur le terrain : trinômes, sections, compagnies. Cela permet d’apprendre à travailler ensemble et à mieux maîtriser les interactions. L’expérience acquise au fil des années, les formations annuelles, ces entraînements ciblés et de haut niveau, sans oublier les partenariats avec les écoles militaires de formation, sont autant de leviers pour mettre toutes les chances de son côté avant une opération.

Dans votre carrière, avez-vous saisi une opportunité inattendue qui a changé votre trajectoire ?

Lorsque je suis devenue chef de cabinet d’un général, cela a été très formateur pour moi et ça a changé un parcours au départ tout tracé. Au départ, j’ai été engagée dans le domaine de la prévention des risques… Aujourd’hui, j’évolue au sein de la 7e brigade blindée et depuis janvier, suis en charge des relations internationales. L’armée offre cette chance de pouvoir vivre des métiers différents dans différentes unités. Elle est gage d’une véritable ascension sociale : de soldat à officier, c’est possible. Peu d’organisations ou d’entreprises permettent ça !

Quelle place tient l’intuition dans vos décisions, notamment en contexte opérationnel ?

Je ne parlerais pas d’intuition mais plus d’automatismes. On est préparé à toutes les éventualités. L’expérience, celle du terrain et au sens global du terme, le bon sens, les bons réflexes que l’on acquiert lors des entraînements nous permettent au final d’être plus rapides dans nos prises de décisions.

Avez-vous connu un échec ou un imprévu majeur ? Qu’est-ce qui fait la différence entre un revers et une défaite ?

J’ai échoué en effet à deux concours, l’armée de l’air d’abord, puis la police scientifique. Des échecs certes mais j’ai eu la chance de pouvoir rebondir et d’avoir des parents qui m’ont toujours soutenue dans mes choix. Les échecs permettent d’apprendre, de s’améliorer et d’avancer. Pour moi, la défaite fait référence à l’univers militaire et est définitive alors que le revers, une fois essuyé, permet de rebondir.

Votre métier vous a fait vivre des situations hors du commun. Est-ce une forme de chance professionnelle ?

Vivre des opérations extérieures dans des conditions très particulières est en effet une chance. Ce sont des expériences très riches humainement et professionnellement. On découvre un pays en proie à un conflit, des populations qui souffrent, des situations difficilement acceptables…, cela nous fait relativiser et nous dire que nous avons de la chance de vivre en France et de servir notre pays. Progresser, apprendre, voilà ce qui construit le terreau propice à faire grandir la chance au travail. Les opérations extérieures sont des moments spéciaux au cours desquels on tisse des liens très forts avec nos « Frères d’armes ». Je suis partie moi-même au Kosovo, au Liban et au Niger et cela m’a profondément marquée. La première fois, j’arrivais en fin de présence militaire et je restais dans mon camp pour assurer une mission de prévention des risques. Les deux autres fois, en revanche, je venais en tant que chef de cabinet et j’étais en contact direct avec les habitants. Avec la maturité et mes fonctions, j’avais plus conscience de ce qui se passait sur place. Cela a été dur de quitter ces gens confrontés à la guerre. Les camarades jouent un rôle essentiel dans ces moments. On se crée aussi de vrais amis lors des opérations extérieures. On a la chance aussi d’être soutenus par un service médical et psychologique dédié. Bref, la chance, ce n’est pas juste du hasard, c’est la conjonction de plein de choses (expérience, formation, entraînement, cohésion…) ».

Que pourraient apprendre les managers du monde militaire pour “cultiver” la chance dans leurs équipes ?

Dans le civil, à mon sens, il y a plus d’émulation et de compétition que de cohésion. Il est important de faire primer l’esprit de corps à l’individualisme, c’est ce qui fait avancer une organisation. Nous, par exemple, faisons régulièrement des footings de cohésion avec l’idée de partir et d’arriver toujours ensemble. Outre cette culture de la cohésion, l’armée a aussi développé une culture de la spécialisation, un critère de réussite dans des opérations militaires complexes… ce qui pourrait aussi inspirer bon nombre d’entreprises dans le privé.

Évènement : Work Experience Forum & Meetings

Le monde du travail connaît actuellement une transformation globale avec notamment des changements de rythme, de lieu et d’outils. Dans ce contexte, comment concilier les objectifs économiques, sociaux et environnementaux de l’entreprise avec les attentes des collaborateurs, tout en mettant l’innovation au service d’une stratégie RH performante ?

Venez découvrir comment la direction RH se réinvente pour faire face à ces bouleversements lors du Work Experience Forum & Meetings, prévu le 1er juin 2023 prochain à Paris.

  • 300 décideurs du Management, transformation & RH réunis pour échanger sur les dernières tendances et innovations dans le domaine.
  • 30 témoignages sur l’innovation dans le domaine des Ressources Humaines et du Digital
  • 10 solutions métiers performantes pour répondre à vos enjeux
  • 15 heures de networking avec plus de 60 rendez-vous business

Au programme de cette journée inspirante et enrichissante :

La journée sera divisée en 2 sessions avec des conférences plénières et des masterclass pour vous partager un maximum d’insights :

  • Session 1 : Innovation & Impact au coeur de la transformation RH
  • Session 2 : L’expérience employé au coeur d’une stratégie RH performante

Des speakers ont déjà confirmé leur venue :

  • David Ken, créateur du LOL project
  • Pauline Kiejman, Global Head of Learning & Talent Development chez Kering
  • Anne Rebuffel, Directrice développement des compétences & mobilité d’AXA France
  • Aude Cousin, DRH de L’Olivier Assurance
  • Colombe Mandula, Co-founder & Chief People Officer chez Simundia

Bénéficiez d’une expérience premium sur place :

  • Un accompagnement sur mesure : Le HUB Institute est parti d’un constat simple : votre temps est précieux. Nous vous accompagnons de façon personnalisée afin de vous proposer un parcours sur mesure de conférences, masterclass, rencontres (pairs et partenaires) et insights spécifiquement sélectionnés en fonction de vos objectifs et de vos disponibilités.
  • Des espaces de co-working : Changez d’espace de travail et venez vous installer à La Maison des Centraliens lors du Work Experience Forum & Meetings. L’occasion de pouvoir profiter des interventions les plus pertinentes et du networking tout en disposant d’un espace dédié pour travailler en équipe !
  • Un cocktail et dîner networking : Rejoignez 80 décideurs pour une soirée networking tout en profitant de slides de tendances exclusives.

N’attendez plus, plongez au cœur de l’innovation grâce à des témoignages inspirants, planifiez vos rendez-vous avec les solutions qui feront avancer votre roadmap, et profitez de temps de networking pour échanger avec vos pairs !

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Work Experience Forum & Meetings
Le 1er juin 2023 à Paris
Informations et billetterie ici